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Effinergie

C’est une association parapublique regroupant des régions, la ville de Paris, l'ANAH, des professionnels et des industriels, pour promouvoir la construction basse consommation et doter les projets promus d'un label. L’objectif d’Effinergie est de promouvoir de façon dynamique les constructions à basse consommation d’énergie en neuf et en rénovation et de développer en France un référentiel de performance énergétique des bâtiments neufs ou existants, en dépassant les labels français HPE, HQE.
BBC-effinergie® est une appellation visant à identifier les bâtiments neufs dont les très faibles besoins énergétiques contribuent à atteindre les objectifs de 2050, c’est à dire, réduire les émissions de gaz à effet de serre par quatre. L’arrêté ministériel du 3 mai 2007 définit les exigences réglementaires du label BBC qui est repris par le Grenelle comme étant l’objectif 2012 pour les bâtiments neufs. Ce dernier reprend les valeurs définies par l'association Effinergie®, soit un objectif de consommation pour les constructions résidentielles neuves de 50 kWhep/m²/an. Le Collectif Effinergie et les organismes certificateurs, signataires de la convention pour délivrer le nouveau label « BBC-Effinergie Rénovation » : plusieurs centaines de millions de m² de bâtiments tertiaires et 31 Millions de logements concernés en France. Fort d’un engouement croissant des français pour le Label Bâtiment Basse Consommation, ou BBC, délivré sous la marque BBC Effinergie®, et destiné à limiter la consommation énergétique des constructions neuves, l’Association Effinergie a décidé d’étendre le label BBC aux bâtiments existants avec le lancement du nouveau label BBC-Effinergie Rénovation, suite à la publication de l'arrêté du 29 sept 2009 publié au JO du 1er octobre relatif au contenu et aux conditions du label HPE en rénovation. Ce nouveau label cible un marché considérable de plus de 31 millions de logements en France et plusieurs centaines de millions de m² pour les bâtiments tertiaires, pour la plupart très énergivores car construits avant 1975, date de la première réglementation thermique en France. Comme pour le bâtiment neuf, les organismes compétents pour délivrer le nouveau label BBC Effinergie rénovation associés à leurs certifications sont CERQUAL PATRIMOINE pour le logement collectif et l’individuel groupé, CEQUAMI pour la maison individuelle en secteur diffus et CERTIVEA pour les bâtiments tertiaires.

altÉnergie grisealt

Le concept d'énergie grise est apparu dans le sillage de la HQE, Haute Qualité Environnementale, au cours des années 1970. Il correspond à la somme de l’énergie dépensée de la phase de conception d’un produit à son recyclage, ou à sa destruction. La commercialisation ou les activités de service, l’usage du produit ou sa mise en œuvre font partie des critères retenus. Le résultat chiffré permet de choisir, en connaissance de cause, le matériau le plus respectueux de l’environnement dans chaque secteur. Ainsi, pour qu’un isolant, par exemple, (car ce propos est vrai quelque soit l'usage du produit de construction), soit reconnu écologique, il doit provenir d’une source renouvelable et ne pas de causer de dommages à l’environnement lors de la récolte ou de l’extraction. De même, sa fabrication doit nécessiter peu d’énergie. Enfin, il doit être entièrement recyclable et, autant que possible, produit localement afin d’en limiter le transport. L’énergie grise, appelée aussi Analyse des Cycles de Vie (ou ACV), est devenue un critère de choix prédominant dans la construction. En 2002, l’AFNOR a établi une norme de qualité environnementale dédiée, qui intègre le contenu énergétique des biens de consommation : l’appareillage électroménager, en particulier.

L’ICEB, Institut pour la Conception Écoresponsable du Bâti, association rassemblant plus de 50 professionnels de terrains comme architectes, ingénieurs, urbanistes, économistes et chargés de programme, propose, comme définitions de l’énergie grise, les trois phrases suivantes :

« L’énergie grise d’un matériau, équipement ou service est constituée de deux énergies grises :

  • l’énergie grise non renouvelable ou énergie procédé d’origine non renouvelable, apport d’énergie nécessaire dans les processus mis en œuvre pendant le cycle de vie,
  • et l’énergie grise renouvelable ou énergie procédé d’origine renouvelable,
  • et ces deux énergies sur toute la durée du cycle de vie hors vie en œuvre.

L’énergie grise d’un bâtiment est la somme des énergies grises des matériaux et équipements qui le composent à laquelle on ajoute :

  • l’énergie nécessaire au déplacement de ses matériaux et équipements entre l’usine et le chantier,
  • la consommation d’énergie du chantier complémentaire à celle déjà intégrée dans l’énergie grise des composants et équipements, comme, la base vie, l’énergie de mise en œuvre, le transport des personnes,
  • les énergies grises liées au renouvellement des matériaux et équipements qui ont une durée de vie inférieure à celle du bâtiment,
  • l’énergie nécessaire à la déconstruction de l’ouvrage,
  • sans compter celle utile à l’entretien, le nettoyage et les petites réparations.

Pour schématiser, l’énergie procédé est l’énergie « perdue », c’est la dette énergétique, alors que l’énergie matière est du stock d’énergie, mobilisé de manière temporaire. L’énergie matière peut être récupérable en fin de vie, soit par le réemploi, soit par la valorisation matière, soit par la valorisation énergétique. »

L’énergie grise est une problématique émergente. De plus, le bâtiment est le premier secteur consommateur d’énergie en France, avant le transport et l’industrie. On sait aujourd’hui construire des bâtiments très économes en énergie, confortables et sains. En ajoutant des systèmes de production d’énergie intégrés, la réalisation de bâtiments à énergie positive qui produisent plus qu’ils ne consomment est possible. Cela reste à généraliser dans la construction neuve mais aussi sur le parc existant.

Selon l’association NegaWatt, « l’énergie avec le meilleur bilan environnemental est celle que l’on ne consomme pas ».

La thématique d’Analyse de Cycle de Vie et l’intérêt porté sur la part de l’énergie dans le processus de fabrication restent des sujets « jeunes » dont l’exploration ne fait que commencer...

La norme NF P01-010 divise le cycle de vie d’un produit de construction en 5 étapes :

  • la production comprend la fabrication du produit mais aussi l’extraction, la préparation et le transport des matières premières nécessaires à la fabrication du produit, cette étape s’arrête à la sortie du produit de l’usine,
  • le transport comprend l’acheminement du produit de l’usine de production jusqu’au chantier où il sera utilisé,
  • la mise en œuvre consiste en la mise en place du produit dans un ouvrage. Le transport des déchets de mise en œuvre, y compris chutes de découpe, consommables, etc. ..., sont également pris en compte,
  • la vie en œuvre pendant laquelle le produit assure sa fonction dans le bâtiment. Durant la vie en œuvre, le produit peut faire l’objet d’entretien, de maintenance, de remplacement partiel pris en compte dans le bilan environnemental. Cette étape couvre toute la DVT, durée de vie typique du produit,
  • la fin de vie consiste en la dépose du produit lors d’une opération de démolition, réhabilitation ou entretien. Le transport des déchets liés à cette étape jusqu’à un site de valorisation ou d’élimination est pris en compte.

 

Exemples de bilan d'énergie grise

Les métaux et les matières synthétiques incorporent beaucoup d'énergie grise. Les produits qui viennent de loin également. Les matériaux les moins transformés et consommés proches de leur lieu de production contiennent peu d'énergie grise.

Dans le bâtiment, pour minimiser l'énergie grise, on recherche autour du lieu de la construction les matériaux végétaux (chanvre, bois, paille, lin, liège), animaux (laines de mouton, plumes de canard) ou minéraux (terre crue, pierres, galets).

Les matériaux suivants ont été classés dans l’ordre du moins gourmand au plus gourmand en énergie grise :

  • Bottes de paille : 0,001 MWh/m3;
  • Matériau bois : 0,1 à 0,6 MWh/m3 ;
  • Béton cellulaire : 0,54 MWh/m3 ;
  • Bloc de béton : 0,7 MWh/m3 ;
  • Polystyrène expansé : 0,3 à 0,85 MWh/m3 ;
  • Brique pleine : 1,2 MWh/m3 ;
  • Béton armé : 1,85 MWh/m3 ;
  • Acier recyclé : 24 MWh/m3 ;
  • Acier primaire : 52 MWh/m3 ;
  • Cuivre 140 MWh/m3 ;
  • Zinc - titane 180 MWh/m3 ;
  • Aluminium 190 MWh/m3.

Attention cependant à ne pas confondre le volume du matériaux et l'utilisation qu'on en fait, la performance de ce matériaux. Par exemple si 1 mètre cube de bois a une énergie grise inférieure à 1 MWh alors qu'un mètre cube d'acier représente plus de 50 MWh, les utilisations et performances de ces matériaux sont difficilement comparables.

altEnergies renouvelables

Une énergie renouvelable est une source d'énergie se renouvelant assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l'échelle de temps humaine. Les énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou constants provoqués par les astres, principalement le Soleil, par le rayonnement, mais aussi la Lune, par la marée, et la Terre, pour l’énergie géothermique. Le caractère renouvelable d'une énergie dépend non seulement de la vitesse à laquelle la source se régénère, mais aussi de la vitesse à laquelle elle est consommée. Ainsi, le bois est une énergie renouvelable tant qu'on abat moins d'arbres qu'il n'en pousse. Le comportement des consommateurs d'énergie est un facteur à prendre en compte. La notion d'énergie renouvelable est souvent confondue avec celle d'énergie propre. Or, même si une énergie peut être à la fois renouvelable et propre, toutes les énergies renouvelables ne sont pas nécessairement propres, comme certains fluides frigorifique utilisés dans les circuits des pompes à chaleur qui, en cas de fuite, contribuent à l'effet de serre détruisant aussi la couche d’ozone. Les énergies renouvelables courantes, comme le bois, le solaire et l’hydroélectricité, sont toutes issues de l'énergie solaire, sauf la géothermie et les marées. Hormis l'énergie marémotrice provenant des forces d'attractions combinées du Soleil et de la Lune, toutes les énergies renouvelables ont donc pour origine l'énergie nucléaire naturelle, provenant, soit du soleil, due à la fusion nucléaire de l'hydrogène, soit de la Terre, due à la désintégration naturelle des roches de la croûte terrestre. Le pétrole, le gaz naturel et le charbon ne sont pas des énergies renouvelables car il faudra des millions d'années pour reconstituer les stocks d'énergie fossile que l'on consomme actuellement. De même, l'énergie nucléaire actuelle, issue de la fission des atomes d'uranium, ne peut pas être considérée une énergie renouvelable, la réserve d'uranium disponible sur Terre étant limitée. Seul les réacteurs à fusions, en cours d'expérimentation, dont le carburant (des isotopes de l'hydrogène présents dans l'eau des océans de façon quasi illimité à l'échelle humaine, seraient des moyens de productions d'énergie utilisant une énergie renouvelable.
Avec 20 millions de tonnes équivalent pétrole d'EnR consommées l'année dernière, le rythme de croissance des énergies renouvelables en France semble bel et bien amorcé. Pourtant cela reste encore insuffisant pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement. 20 Millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) d'énergie renouvelable, représentent 12,5% de la consommation énergétique française totale de 2009. Cette consommation, dite finale d'énergies renouvelables, a progressé de 4 Mtep en quatre ans, passant de 16 Mtep à 20 Mtep. Mais à ce rythme, la France consommerait en 2020, 31 Mtep d'énergies renouvelables, quand l'objectif est à 36. L'électricité renouvelable, quant à elle, met en évidence, avec 15,4 % de consommation de source renouvelables, que la France a raté le rendez-vous de 2010 qu'avait fixé la Directive européenne en 2001, c’est à dire, 21 % de notre consommation d'électricité de source renouvelable à l'horizon 2010. Cependant, la mise en œuvre de mesures ou leur réaffirmation devrait permettre de développer plus fortement la production des filières. A fin 2009, quelque 3.500 éoliennes étaient installées en France d'une capacité d'environ 4.500 mégawatts d'électricité, soit environ 1.000 MW de plus installés en 2009. Mais, même si le parc éolien français se développe, le rythme n'est pas encore suffisant pour atteindre les 25.000 MW à l'horizon 2020. La production d'électricité photovoltaïque comptait, elle, 230 MW de puissance installés fin 2009. La France commencerait ainsi à rattraper un retard historique dans ce secteur. Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer a publié le 14 janvier 2010 l'arrêté fixant les tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque. Attendus depuis plusieurs mois par les professionnels, ces nouveaux tarifs viennent remplacer ceux fixés en 2006 et seront applicables jusqu'en 2012. Il existe désormais 5 tarifs d'achat contre 3 auparavant.

 Esquisse portraitEsquisse

L’étude d'esquisse, ou ESQ, est un élément de la mission de maîtrise d’œuvre pour une opération de construction neuve ou de rénovation de bâtiment. Elle consiste a:

  • proposer une ou plusieurs solutions d'ensemble, traduisant les éléments majeurs du programme, d'en indiquer les délais de réalisation et d'examiner leur compatibilité avec la partie de l'enveloppe financière prévisionnelle retenue par le maître de l'ouvrage et affectée aux travaux,
  • vérifier la faisabilité de l'opération au regard des différentes contraintes du programme et du site.

Exemple d'une esquise rénovation Maioson avec Ite

Exemple d'une esquisse effectuée pour la rénovation d'une maison, y compris création d'une isolation par l'extérieure.

Etudes d'exécution

Les études d'exécution ou EXE, représentent un élément de la mission de maîtrise d’œuvre pour une opération de construction neuve ou de rénovation de bâtiment. Elles permettent la réalisation de l'ouvrage. Elles consistent, pour les seuls lots concernés et pour chacun d’eux :
  • établir tous les plans d'exécution et spécifications à l'usage des exécutants du chantier,
  • établir sur la base des plans d'exécution, un devis quantitatif détaillé par lot ou corps d'état,
  • établir le calendrier prévisionnel d'exécution des travaux par tranche, lot et corps d'état,
  • effectuer la mise en cohérence technique des documents fournis par les entreprises lorsque les documents pour l'exécution des ouvrages sont établis partie par la maîtrise d'œuvre, partie par les entreprises titulaires de lots.
Lorsque les études d'exécution sont, partiellement ou intégralement, réalisées par les entreprises, le maître d'œuvre s'assure que les documents qu'elles ont établis respectent les dispositions du projet et, dans ce cas, leur délivre son visa d’acceptation.