altEnergies renouvelables

Une énergie renouvelable est une source d'énergie se renouvelant assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l'échelle de temps humaine. Les énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou constants provoqués par les astres, principalement le Soleil, par le rayonnement, mais aussi la Lune, par la marée, et la Terre, pour l’énergie géothermique. Le caractère renouvelable d'une énergie dépend non seulement de la vitesse à laquelle la source se régénère, mais aussi de la vitesse à laquelle elle est consommée. Ainsi, le bois est une énergie renouvelable tant qu'on abat moins d'arbres qu'il n'en pousse. Le comportement des consommateurs d'énergie est un facteur à prendre en compte. La notion d'énergie renouvelable est souvent confondue avec celle d'énergie propre. Or, même si une énergie peut être à la fois renouvelable et propre, toutes les énergies renouvelables ne sont pas nécessairement propres, comme certains fluides frigorifique utilisés dans les circuits des pompes à chaleur qui, en cas de fuite, contribuent à l'effet de serre détruisant aussi la couche d’ozone. Les énergies renouvelables courantes, comme le bois, le solaire et l’hydroélectricité, sont toutes issues de l'énergie solaire, sauf la géothermie et les marées. Hormis l'énergie marémotrice provenant des forces d'attractions combinées du Soleil et de la Lune, toutes les énergies renouvelables ont donc pour origine l'énergie nucléaire naturelle, provenant, soit du soleil, due à la fusion nucléaire de l'hydrogène, soit de la Terre, due à la désintégration naturelle des roches de la croûte terrestre. Le pétrole, le gaz naturel et le charbon ne sont pas des énergies renouvelables car il faudra des millions d'années pour reconstituer les stocks d'énergie fossile que l'on consomme actuellement. De même, l'énergie nucléaire actuelle, issue de la fission des atomes d'uranium, ne peut pas être considérée une énergie renouvelable, la réserve d'uranium disponible sur Terre étant limitée. Seul les réacteurs à fusions, en cours d'expérimentation, dont le carburant (des isotopes de l'hydrogène présents dans l'eau des océans de façon quasi illimité à l'échelle humaine, seraient des moyens de productions d'énergie utilisant une énergie renouvelable.
Avec 20 millions de tonnes équivalent pétrole d'EnR consommées l'année dernière, le rythme de croissance des énergies renouvelables en France semble bel et bien amorcé. Pourtant cela reste encore insuffisant pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement. 20 Millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) d'énergie renouvelable, représentent 12,5% de la consommation énergétique française totale de 2009. Cette consommation, dite finale d'énergies renouvelables, a progressé de 4 Mtep en quatre ans, passant de 16 Mtep à 20 Mtep. Mais à ce rythme, la France consommerait en 2020, 31 Mtep d'énergies renouvelables, quand l'objectif est à 36. L'électricité renouvelable, quant à elle, met en évidence, avec 15,4 % de consommation de source renouvelables, que la France a raté le rendez-vous de 2010 qu'avait fixé la Directive européenne en 2001, c’est à dire, 21 % de notre consommation d'électricité de source renouvelable à l'horizon 2010. Cependant, la mise en œuvre de mesures ou leur réaffirmation devrait permettre de développer plus fortement la production des filières. A fin 2009, quelque 3.500 éoliennes étaient installées en France d'une capacité d'environ 4.500 mégawatts d'électricité, soit environ 1.000 MW de plus installés en 2009. Mais, même si le parc éolien français se développe, le rythme n'est pas encore suffisant pour atteindre les 25.000 MW à l'horizon 2020. La production d'électricité photovoltaïque comptait, elle, 230 MW de puissance installés fin 2009. La France commencerait ainsi à rattraper un retard historique dans ce secteur. Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer a publié le 14 janvier 2010 l'arrêté fixant les tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque. Attendus depuis plusieurs mois par les professionnels, ces nouveaux tarifs viennent remplacer ceux fixés en 2006 et seront applicables jusqu'en 2012. Il existe désormais 5 tarifs d'achat contre 3 auparavant.